Offre et prix
Bordereau des prix unitaires (BPU)
Le BPU (bordereau des prix unitaires) est la pièce de l’offre qui fixe, ligne par ligne, le prix d’une unité d’ouvrage : mètre carré d’enduit, point lumineux, mètre linéaire de tranchée. Ces prix sont payés aux quantités réellement exécutées ; le BPU ne dit pas combien, c’est le DQE qui estime les quantités.
Mis à jour le 01/10/2026 · Relu par Laury Alger le 01/10/2026
En pratique
Le BPU accompagne les marchés à prix unitaires : accord-cadre à bons de commande (entretien de voirie, petits travaux de bâtiment) ou marché aux quantités incertaines (terrassements, réseaux). Chaque ligne porte un numéro de prix, une désignation, une unité et votre prix unitaire HT, souvent en chiffres et en lettres. Ce prix rémunère tout ce que la ligne décrit et ce que le CCTP y rattache : fourniture, pose, sujétions.
Le BPU se lit avec le DQE : le DQE applique vos prix à des quantités estimées pour comparer les offres, le BPU reste le prix payé. Exemple : « tranchée sous chaussée » à 68 € HT le mètre linéaire, payée 68 € le mètre sur les 412 m réellement exécutés, quelle que soit la quantité inscrite au DQE.
Ce que vérifie l’acheteur
- Les lignes vides : la direction des affaires juridiques du ministère de l’Économie (DAJ) cite une offre jugée irrégulière parce qu’une rubrique du BPU n’était pas renseignée. Pas de « PM » ni de « compris » quand le RC demande un prix.
- La concordance avec le DQE, ligne par ligne. Le RC dit quelle pièce prévaut en cas d’écart : beaucoup font prévaloir le BPU et recalculent le DQE.
- Le prix en lettres : de nombreux RC le font prévaloir sur le prix en chiffres. Une faute de frappe dans les lettres peut donc fixer votre prix.
- L’unité : un prix calculé au mètre carré sur une ligne comptée au mètre linéaire fausse tout le DQE.
- Les prix très bas sur une ligne à forte quantité : ils peuvent déclencher une demande de justification d’offre anormalement basse.
Ce que dit la réglementation
L’article R2112-6 du Code de la commande publique distingue les prix unitaires, « appliqués aux quantités réellement livrées ou exécutées », des prix forfaitaires. Le CCAG-Travaux 2021 appelle prix unitaire celui d’une nature d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées qu’à titre évaluatif (article 9.2) ; la somme due est ce prix multiplié par la quantité exécutée (article 10.3.2). Les prix sont réputés comprendre toutes les dépenses, frais généraux et marge, et les sujétions normalement prévisibles (article 9.1.1). Le contenu du sous-détail d’un prix unitaire est fixé par l’article 9.3.3.
Dans ARAO
Avec l’option chiffrage des formules payantes, le BPU de l’acheteur, en Excel ou en Word, est chiffré ligne par ligne au déboursé sec, avec un sous-détail par ligne, pour un crédit par tranche entamée de 100 lignes. Ses prix se reportent sur le DQE du même lot. Les prix en toutes lettres restent à écrire par vous.
Sources
- Code de la commande publique, article R2112-6 (nouvel onglet)
- CCAG-Travaux 2021, article 9 (nouvel onglet)
- CCAG-Travaux 2021, article 10 (nouvel onglet)
- DAJ, fiche technique « L’examen des offres » (mise à jour du 1er avril 2019) (nouvel onglet)
Textes vérifiés le 01/10/2026. Cette fiche présente la règle générale : les pièces de chaque consultation (RC, CCAP) font foi.
Termes liés
- Détail quantitatif estimatif (DQE)
Le DQE (détail quantitatif estimatif) est le tableau où l’acheteur fixe une quantité estimée pour chaque prix du BPU ; l’entreprise y applique ses prix unitaires pour obtenir un montant total.
- Décomposition du prix global et forfaitaire (DPGF)
La DPGF (décomposition du prix global et forfaitaire) est le tableau qui détaille, ouvrage par ouvrage, un prix forfaitaire : désignation, unité, quantité, prix unitaire et montant.
- Sous-détail de prix
Le sous-détail de prix décompose un prix unitaire en ses composantes : déboursé sec (main-d’œuvre, matériaux, matériel), frais de chantier, frais généraux, aléas et marge.
- Accord-cadre
L’accord-cadre est un contrat par lequel l’acheteur retient une ou plusieurs entreprises pour une durée limitée, puis passe ses commandes au fil de ses besoins : par bons de commande quand tout est…
- Offre anormalement basse
Une offre anormalement basse est une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché.
À lire aussi
- Chiffrage DPGF, DQE et BPU
Le bordereau de l’acheteur chiffré au déboursé sec, frais et marge à votre main, réécrit dans son fichier Excel.
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